Le Moyen-Âge et Haut Moyen-Âge

moyenage1Au XIème siècle, commencent les regroupements d’archers libres pour défendre les villes. Ces archers se doivent de respecter une certaine éthique qui comporte des composantes religieuses et militaires.

Louis VI « le gros » affranchit, au XIIème siècle,  les communes qui, pour leurs défenses,  réorganisent les regroupements d’archers en compagnies militaires, leurs accordent des privilèges importants comme l’exonération des taxes (taille, gabelle…) et les exemptent du guet, qui monopolisait alors beaucoup de monde.

Charles V formalise les règles régissant ces compagnies (fidélité, loyauté, honneur). Ces compagnies doivent participer au maintien de l’ordre et à la défense des cités. En 1411, Charles VI crée la Compagnie des Archers de Paris.

moyenage2La guerre de 100 ans démontrera la supériorité des armées privilégiant l’archerie par rapport aux armées traditionnelles (cavalerie et infanterie) : la bataille d’Azincourt, en 1415,en sera un des exemples les plus marquants (et des plus douloureux pour la France). L’armée française de Charles VI, pourtant forte de 25000 hommes, sera défaite par l’armée anglaise d’ Henry V comptant 6000 hommes dont 5000 archers. Ce sera le début de la fin des armées en armures.

En 1448, Charles VII crée les Compagnies de Francs Archers. Comme auparavant, pour favoriser les vocations, ils bénéficient d’avantages importants comme l’exemption d’impôt. Les Compagnies sont rémunérées directement par les villes.

Au début du 16ème siècle, on constatera une diminution progressive du nombre des Compagnies d’archers au profit des arbalétriers et des arquebusiers. De nouveau, une erreur stratégique : l’arbalète était effectivement bien plus puissante mais avait comme énorme défaut d’avoir une cadence de tir trop lente. Un archer adverse avait le temps de tirer 6 flèches quand l’arbalétrier en était encore à réarmer son arme. De nouveau, l’armée anglaise tailla des croupières à l’armée française.